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10.05.2008

6. LA PORTÉE DE NOS ACTES

La seule intervention possible n’a égard qu’à l’expulsion de l’esprit envahisseur de sa personnalité physique et seulement deux possibilités existent en ce sens : soit au moyen de séances d’exorcisme peu accessibles ou par le sevrage complet de tout apport d’énergie venant de l’extérieur, seul but recherché par le prédateur.

Une expérience très concluante est celle de ce caporal L. qui avait reçu dans son mental l’ordre d’aller faire un « ménage » à l’Assemblée du parlement et qui, effectivement, y a bel et bien fusillé quelques victimes – mais sa détention carcérale étant un grave handicap pour son esprit prédateur a causé le départ de celui-ci et, une fois libéré, cet individu mène désormais une vie normale aux yeux de la société. Ce qui veut dire pour le pourvoyeur repentant qu’il sera préférable afin de se reprendre en mains et pour maintenir sa propre intégrité toujours menacée devant un prédateur aussi bien nanti, « de s’éloigner » – ce qui aura l’effet de décourager toute velléité pour l’esprit envahisseur de chercher à le reconquérir à son service.

Et cette privation d’énergies vivifiantes créera à la longue un déséquilibre et un affolement qui amèneront l’usurpateur à desserrer son emprise sur la personnalité violée jusqu’à possiblement la quitter également à la recherche d’une autre victime.

Cette transition majeure dans la vie de l’humain repentant pourra être infiniment douloureuse tant qu’il ne sublimera pas sa vision des choses, c’est-à-dire tant qu’il ne dépassera pas le niveau émotionnel pour ne plus fonctionner qu’au niveau rationnel. En d’autres mots : d’acteur émotif d’un drame il deviendra un observateur éclairé et objectif. La transition pourra être pénible, voire déchirante au début car il lui faudra s’habituer à cesser de croire que ses interventions s’adressent à son ancienne victime laquelle se trouve possiblement dans un état léthargique qui serait un choix pour moins souffrir.

Devenu le seul agent de sa vie il sera désormais seul à prendre ses propres décisions et il aura sans doute à subir le regard de son entourage qui ne comprendra pas le changement opéré : c’est-à-dire que d’une personne si présente et empressée il soit soudainement devenu un être plus ou moins disponible et accessible qui peut aller jusqu’à opérer une vraie rupture.

 

À SUIVRE... 

Commentaires

J'aime bien vos textes que je suis depuis quelques jours. Continuez!

Ecrit par : Gribouilli | 10.05.2008

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